Thaïlande saison 2

Que ça passe vite 2 semaines de vacances. 14 jours en tout. 12 pleins en enlevant les trajets en avion. Assez de temps tout de même pour inaugurer plusieurs choses :

  • la première fois que je fais deux fois de suite la même destination de voyage
  • la première fois que je voyage avec uniquement des filles (5 au total)
  • la première fois (depuis 2010) que je voyage sans un appareil photo reflex
  • la première fois que je fais de la plongée
  • la première fois qu’il m’arrive une tuile, à savoir l’oxydation de mon téléphone

Au lieu de vous conter, comme la dernière fois, jour par jour, le récit du voyage, je vais me contenter de vous résumer les quelques leçons apprises lors de ce séjour agrémenté de quelques clichés.

Leçon n°1 : Par Bangkok toujours tu commenceras

À moins de ne consacrer l’integralité de son séjour à lézarder sur la plage (ce que je trouve dommage de faire après avoir parcouru autant de kilometres), il est préférable de faire Bangkok au début du séjour pour plusieurs raisons :

  1. Le climat : lourd, humide et pollué. Dans un soucis de faire monter le kiff crescendo, il vaut mieux évacuer au début du séjour tout ce qui s’éloigne de la farniente : longs trajets en transport et inconfort climatique.
  2. Ça fait faire des économies : La plupart des vols internes pas chers partent de l’autre aéroport de Bangkok, Don Mueng. Cela oblige ceux qui veulent faire Bangkok à la fin de faire un transfert qui peut être long et risqué. Généralement, les gens préfèrent donc passer une nuit à Bangkok et prendre un vol tôt le lendemain. Faire Bangkok au début évite cela ET permet d’emprunter le train qui est une attraction en soi en partant de la gare de Hua Lamphong.
  3. On y trouve des taux intéressants pour changer ses €uros. Le meilleur que j’ai eu se trouve chez les Rabza de Sukhumvit, soi 5 où j’ai pu vendre mon euro à 36,93 THB (contre 36,89 par ma banque) alors que le taux « officiel » se situait entre 37 et 38. Ne jamais changer beaucoup d’euros à l’aéroport, on y trouve les changes les plus faibles. Evidemment, avoir beaucoup de cash sur soi n’est pas très confortable mais au moins, on n’a aucun frais supplémentaires (à part la « perte » sur le taux affiché). Et pour tout le séjour 400€ échangés m’ont suffit.
  4. On n’a pas encore la flemme. Bangkok est énorme. Que ce soit la vieille ville à l’ouest ou la partie plus « moderne », à l’est, beaucoup de sites se font à pieds et sur des distances plus longues par rapport à celles qu’on a l’habitude (pour ceux qui ont en l’habitude) de faire à Paris. On aura tout le loisir de ne rien faire le reste du séjour.
  5. Au retour, on peut faire acheminer nos bagages directement à Paris depuis l’aéroport régional où l’on se situe. Ainsi, mes bagages ont fait directement Koh Samui -> Bangkok -> Doha -> Paris sans aucun problème. Cela évite l’interminable file d’attente à Bangkok pour enregistrer les bagages et permet d’arriver plus tard. Pour le vol retour à 01:40 am, j’étais encore dans l’eau, à Koh Samui à 17:30. Confort vous dis-je.

J’aurais pu parler de Ping Pong Show aussi mais bon. Ce serait vous spoiler votre propre expérience…

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Leçon n°2 : un club de plongée nativement francophone tu choisiras

Je m’estime être pretty comfortable en anglais mais là faut pas plaisanter. Je n’y connaissais absolument rien mais le simple visionnage de la vidéo sur l’introduction à la plongée a fini de me convraincre que nous avions fait le bon choix. Alors oui, on est à l’étranger, on aime les rencontres variées mais pour quelque chose d’aussi technique, non, je veux être en mesure de saisir toutes les nuances. Une dédicace donc au club French Kiss Diver à Koh Tao et à nôtre instructure Nico pour nous avoir fait passer notre Open Water de manière fun et diablement efficace. Vive l’école SSI ! Et ce ne fut pas sans peine…

Déjà, il est assez difficile de se contenir de se mettre des mines tous les soirs lorsqu’on est en Thaïlande, sur une île où il y a la fête tous les soirs. La tentation est grande mais boire ou plonger, il faut choisir. Ensuite, il faut un minimum être assidu pour faire tous les chapîtres du manuel et être bien préparé à l’examen académique. Rien d’insurmontable hein, mais quand même. Et enfin, il faut refreinner ses envies de se gaver tout le temps. Leçons apprise dans la douleur après avoir rendu mon déjeuner suite à la première session. Evitez donc le poulet massaman juste avant une plongée. On surestime toujours notre vitesse de digestion…

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Leçon n°3 : La half moon party tu ne feras pas

En tout cas, si tu as le choix entre la full et la half, choisis la full. Personnellement, je n’ai pas trouvé que la half valait le coup. Déjà c’était 1000 THB au lieu des 600 annoncés. Je soupçonne cette hausse de tarif due au fait de la faible fréquentation sur l’île de Koh Phangan à ce moment là. Ensuite, contrairement à toutes les autres fêtes sur l’île, la musique est exclusivment dance-techno-electro. Même une des meufs qui kiffe pourtant l’electro (genre tout le temps fourré au REX et à la Machine Moulin rouge) n’a pas kiffé. Et Enfin, l’alcool ne vient même pas altérer assez tes sens pour faire semblant de te faire passer une bonne soirée.

Bon, pour être totalement honnête, avant d’y aller, les meufs avaient manifesté plusieurs fois l’envie de ne pas y aller. La motivation n’était donc pas au top ce qui a pu biaiser quelque peu la perception et l’élan général du groupe. M’enfin, ça n’enlève rien à mes remarques précédentes.

Sinon je vous conseille vivement l’attraction slip’n fly de Koh Phangan. Des tobogans géants avec une montée à la fin qui te propulse en l’air et te fait retomber dans l’eau comme une merde un caillou. Bonnes sensations garanties, le tout dans une ambiance Chill au milieu de la jungle, la musique, le soleil, à boire et à manger. Aussi, Koh Phangan est une bonne solution pour partir faire un tour du parc marin d’Ang Thong. Demandez Nice Sea Tour qui fait ça très bien, en petit groupe et qui s’efforce d’éviter les usines de touristes chinois des resorts.

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Leçon n°4 : Avant de partir, ton appareil photo tu connaîtras

J’en avais marre de me trimballer avec mon reflex et deux objectifs. Surtout qu’au final toutes mes clichées de voyages sont prises au 35 mm car j’ai trop la flemme de changer d’objectif. Mais en même temps, je n’étais pas prêt à renoncer au RAW, aux commandes tout manuel contre les seuls JPEGs de mon téléphone. J’ai donc craqué sur le Sony RX100 Mark 3. Un compact de compétition qui dispose de tout ce dont je demandais d’un appareil photo de voyage. Compact, configurable à souhait, qui sort des fichiers riches, qui fait de la vidéo avec une stabilisation saluée partout sur internet et dans mes budgets (avec le soutien de quelques chèques cadeaux de fin d’année). Ayant eu un souci avec Amazon qui m’a obligé à le renvoyer pour qu’il me rembourse avant de me le racheter juste à temps pour partir, je n’ai donc pas eu le temps de bien prendre en main l’appareil, de le personnaliser comme je le voulais, de juger ses fichiers et de m’ajuster en conséquence : est-ce qu’il sous expose ? est-ce qu’il déforme ? comment se comporte sa batterie ? Où se trouve son meilleur piqué ? Quelle taille fait ses RAW ? De quel type de carte ai-je besoin pour qu’il ne lag pas ? Et même si un bon nombre d’information se trouve sur le net, il me faut quelques temps avant de bien prendre en main un appareil et l’utiliser de manière efficace pour satisfaire mes besoins. J’ai donc dû découvrir tout cela sur place et juger seulement une fois de retour. En fait, la plus grande adaptation que j’ai dû opérer c’est l’utilisation du Live View. Je pensais qu’utilisant très souvent mon téléphone pour prendre des photos, je n’aurais aucun mal mais il s’est avèré que si. Dégainer l’appareil et déclencher m’a demandé plus de temps qu’avec mon reflex. La réactivité n’a rien à voir et cela influence le type de photo. En même temps comme on était occupé à passer notre diplôme de plongée ou à faire des explorations en mer, je n’ai pas souvent sorti l’appareil. Trop peur de l’oxydation.

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Leçon n°5 : Le diable tu ne tenteras pas

Et là je vais parler de mon téléphone. De mon précieux Sony Xperia Z3 compact. Oui je sais, ça fait beaucoup de sony mais que voulez-vous, ils fabriquent des choses qui me correspondent. J’avais donc amené mon téléphone en vacances comme d’habitude, prenant beaucoup de photos, des vidéos lors des soirée, postant sur instagram et envoyant des snaps. Tout s’est bien passé, le téléphone, acquis en octobre me donnait pleine satisfaction. Je possédais le z1 compact et ce z3 remplissait vraiment mes besoins : performance hardware, esthétique, compacité, qualité des JPEGs, il prenait même des vidéos en 4K… Nous sommes l’avant dernier jour des vacances et là, au bord de la piscine, je me suis dit : « tiens, et si je prenais une photo dans l’eau ? ». En effet, il est arrivé que mon teléphone prenne la pluie, que je décroche ou texte sous la douche mais je ne l’ai jamais mis sous l’eau pour prendre une photo alors que c’est un des atouts clés de la publicité qu’en fait Sony. Suffit de jeter un oeil sur sa page officielle, on y voit clairement une fille nager avec le téléphone à côté de spécifications techniques et le mot « ETANCHE » ecrit en gros dans la partie « Fonctionnalités ». J’avais toujours pensé que ce devait rester un garde fou au cas où le téléphone tomberait malencontreusement dans l’eau, aux toilettes, ce genre de chose. Et puis je me suis dit allez, quand même, c’est une fonctionnalité proposée, je peux bien le faire une fois. Je prends donc le téléphone, m’assure bien que tous les caches sont fermés solidement et je le plonge, à maximum 1 mètre (il est sensé descendre à 1,5m pendant 30 minutes en eau douce). J’essaie de prendre la photo, ça ne marche pas. Je sors de l’eau, essuie le téléphone qui sous mes yeux, s’éteint, pour ne plus jamais se rallumer. Là je sais que le pire vient de se produire. L’avant dernier jour des vacances. Avec tout plein de souvenirs dedans. Mais le pire, c’est qu’en rentrant, je parcours les papiers, la notice et les forums et me rends compte que l’étanchéité n’est pas garantie par Sony. En effet, des capteurs d’humidité sont situés sous les caches du téléphone, en dessous des emplacements prévus pour la carte sim et la carte micro sd. Sony indique que si ces capteurs sont rouges (signe que de l’eau est passé), alors la garantie est nulle. Je l’ai donc dans le petit. C’est ce que j’appelle une belle arnaque. C’est d’autant plus frustrant que je suis quelqu’un qui prends soin de ses affaires, surtout tout ce qui est electronique de manière presque maniaque. Tous mes appareils datent de plus de 3 ans ou plus et tous sont encore fonctionnels voire mis à jour et performants. Et en moins d’un an, je réussis à me faire voler un téléphone et à en oxyder un qui est sensé être étanche  m’obligeant à un digital detox forcé depuis ce 16 février 2015. Mauvais karma…

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Sinon, le séjour était cool. Comme d’habitude, le temps était magnifique, chaud, la bouffe trop bonne et pas chère, notre petit groupe fun et les soirées épiques. Bangkok a encore livré une surprise avec le Talat Rot Fai (ou Train Market) et, j’en suis convaincu, réserve encore pleins d’autres choses à explorer. Je sais déjà que je retournerai en Thaïlande. Cette fois pour faire le continent : Encore une fois Bagkok mais aussi Sukhothai, Phae, Phuket, Krabi…

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